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Glossaire
33 définitions du pilotage opérationnel, du suivi des temps et de la souveraineté logicielle. Des réponses courtes, sans jargon inutile.
Pilotage
- Pilotage opérationnel
- Ensemble des pratiques qui consistent à suivre l'exécution réelle du travail — qui fait quoi, où, quand, avec quels temps — et à corriger les écarts avant qu'ils ne produisent leurs effets.
- Charge
- Volume de travail affecté à une équipe, une personne ou un projet sur une période donnée, exprimé en heures ou en jours.
- Dérive de charge
- Écart croissant entre la charge prévue et la charge réellement consommée sur un projet ou un périmètre.
- Multi-sites
- Organisation dont les équipes interviennent sur plusieurs lieux distincts — sites clients, chantiers, agences — sans point de rassemblement quotidien.
- Planning opérationnel
- Planning qui décrit l'affectation concrète des personnes aux interventions, chantiers ou sites, à la journée ou à la demi-journée.
- Rapport d'intervention
- Compte rendu produit après une intervention, rassemblant le temps passé, les actions réalisées, les constats et les éventuelles photos, rattaché au client ou au site concerné.
- Réversibilité
- Capacité d'un client à récupérer l'intégralité de ses données dans un format exploitable, pendant le contrat comme à son terme, afin de changer de solution sans perte.
- Ressource externe
- Intervenant qui n'est pas salarié de l'entreprise — sous-traitant, intérimaire, prestataire — mais dont l'activité doit être planifiée et suivie.
Se distingue du pilotage stratégique, qui porte sur les orientations, et du pilotage financier, qui constate a posteriori.
La charge planifiée et la charge réalisée diffèrent presque toujours : c'est cet écart qui constitue l'information de pilotage.
Détectée tôt, elle se corrige par un arbitrage. Détectée à la facturation, elle est déjà une perte.
C'est le facteur qui fait basculer le plus vite une organisation hors des capacités d'un tableur partagé.
Il n'est utile que s'il est tenu à jour en temps réel : un planning faux est plus coûteux qu'un planning absent, car il fonde des décisions erronées.
C'est la pièce qui permet de justifier une prestation en cas de contestation.
À exiger contractuellement, avec le format, le délai et le coût. Une réversibilité non écrite n'existe pas.
Les mélanger aux collaborateurs internes dans un même outil fausse les indicateurs sociaux et les coûts.
Temps & RH
- AS — Activité supplémentaire
- Toute activité qui s'ajoute à ce qui était prévu au planning : mission supplémentaire, prolongation d'intervention, remplacement, astreinte.
- HS — Heure supplémentaire
- Heure de travail effectuée au-delà de la durée légale ou conventionnelle applicable au salarié, ouvrant droit à majoration ou à repos compensateur.
- Pointage
- Enregistrement des heures de début et de fin de travail d'un collaborateur, servant de base au suivi des temps et au calcul de la paie.
- Feuille de temps
- Document récapitulant les heures travaillées par un collaborateur sur une période, ventilées par client, projet ou activité.
- ADV — Administration des ventes
- Fonction chargée du traitement administratif des commandes et des prestations : suivi des affectations, préparation de la facturation, relation avec le client sur les aspects contractuels.
- Remplacement
- Affectation d'un collaborateur à la mission initialement prévue pour un autre, en cas d'absence ou d'indisponibilité.
- Validation
- Étape par laquelle un responsable approuve une déclaration — temps, absence, activité supplémentaire — avant son intégration aux traitements de paie ou de facturation.
Notion plus large que l'heure supplémentaire : une AS peut ne générer aucune heure supplémentaire, et inversement.
Notion juridique encadrée par le code du travail et la convention collective, contrairement à l'activité supplémentaire qui est une notion d'organisation.
Le pointage mobile déclaratif depuis le terrain remplace de plus en plus la badgeuse physique, inadaptée aux équipes mobiles.
Souvent appelée timesheet. Sa fiabilité conditionne à la fois la paie et la facturation au temps passé.
Dans les entreprises de services, l'ADV concentre souvent les conséquences de tout dysfonctionnement amont.
Le coût réel d'un remplacement tient rarement à l'heure travaillée, mais au temps d'organisation qu'il consomme.
Une validation qui ne s'appuie pas sur une règle explicite n'est qu'un accusé de réception.
Souveraineté & sécurité
- ANSSI — Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information
- Autorité nationale française en matière de cybersécurité, rattachée au Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale. Elle publie les référentiels, délivre les qualifications et accompagne les entités régulées.
- SecNumCloud
- Visa de sécurité délivré par l'ANSSI à une offre de cloud. Le référentiel en vigueur, la version 3.2, repose sur plus de 360 exigences de sécurité technique, d'organisation, d'exploitation et de cadre juridique.
- Logiciel souverain
- Logiciel dont les données et l'exploitation relèvent exclusivement du droit français ou européen, sans possibilité d'accès par une autorité étrangère au titre d'une législation extraterritoriale.
- Cloud Act — Clarifying Lawful Overseas Use of Data Act
- Loi américaine de 2018 permettant aux autorités des États-Unis d'exiger d'un fournisseur relevant de leur juridiction la communication de données qu'il détient, y compris lorsqu'elles sont stockées hors du territoire américain.
- NIS2 — Network and Information Security 2
- Directive européenne élargissant considérablement le périmètre des entités soumises à des obligations de cybersécurité : gestion des risques, sécurisation de la chaîne d'approvisionnement, notification des incidents, responsabilisation des dirigeants.
- RGPD — Règlement général sur la protection des données
- Règlement européen encadrant le traitement des données à caractère personnel : minimisation, finalités déterminées, durées de conservation limitées, droits des personnes concernées.
- Sous-traitant (au sens RGPD)
- Entité qui traite des données à caractère personnel pour le compte d'un responsable de traitement, selon ses instructions et dans le cadre d'un contrat écrit.
- RPO — Recovery Point Objective
- Quantité maximale de données qu'une organisation accepte de perdre en cas de sinistre, exprimée en durée. Un RPO d'une heure signifie que l'on accepte de perdre au plus une heure de saisies.
- RTO — Recovery Time Objective
- Délai maximal acceptable entre la survenue d'un sinistre et le rétablissement du service.
- Homologation de sécurité
- Décision formelle par laquelle une autorité désignée assume le risque résiduel lié à la mise en service d'un système d'information, au vu d'un dossier de sécurité.
- Cloisonnement
- Principe consistant à séparer les données et les accès par périmètre — organisation, équipe, projet, site — afin qu'un utilisateur n'atteigne que ce qui le concerne.
L'ANSSI qualifie des offres et des prestataires : elle ne « certifie » pas. La formule « certifié ANSSI » n'existe pas.
La qualification porte sur une offre précise, et ne s'étend pas aux services clients hébergés sur cette offre.
Trois critères le déterminent : localisation des données, juridiction de l'éditeur et de l'hébergeur, niveau de sécurité vérifié par un tiers.
Conséquence pratique : héberger en Europe ne suffit pas si l'opérateur du service relève du droit américain.
NIS2 n'impose pas d'hébergement qualifié. Son effet le plus concret sur les PME passe par les exigences que leurs donneurs d'ordre leur répercutent contractuellement.
S'applique indépendamment de la souveraineté : un service souverain peut être non conforme, et inversement.
Tout éditeur SaaS mobilise une chaîne de sous-traitants. Exiger la liste complète, avec rôle et localisation, fait partie de la diligence normale.
Déterminé par la fréquence des sauvegardes. Un RPO annoncé mais jamais testé en restauration réelle n'est qu'une intention.
À distinguer du RPO : le RTO mesure une indisponibilité, le RPO une perte de données.
Une homologation ne se transmet pas : celle d'un hébergeur ne couvre pas le système de son client, qui doit mener sa propre démarche.
Première ligne de défense contre la fuite interne, souvent plus probable que l'intrusion externe.
Défense & industrie
- BITD — Base industrielle et technologique de défense
- Ensemble des entreprises françaises contribuant à la conception, la production et le maintien des équipements de défense : grands maîtres d'œuvre, équipementiers et plusieurs milliers de PME et ETI.
- Diffusion Restreinte
- Mention de protection appliquée à des informations sensibles qui ne relèvent pas du secret de la défense nationale, mais dont la divulgation nuirait aux intérêts protégés.
- II 901 — Instruction interministérielle n° 901
- Texte définissant les exigences organisationnelles et techniques applicables aux systèmes d'information traitant des informations sensibles, notamment celles portant la mention Diffusion Restreinte.
- MCO — Maintien en condition opérationnelle
- Ensemble des activités assurant qu'un équipement reste disponible et apte à remplir sa mission : maintenance préventive et corrective, gestion des rechanges, suivi de la disponibilité.
- Donneur d'ordre
- Entreprise ou administration qui confie à un fournisseur la réalisation d'une prestation ou la fabrication d'un composant, et lui répercute ses propres exigences contractuelles.
- Montée en cadence
- Augmentation rapide et durable des volumes de production, imposant de recruter, de réorganiser les équipes et de raccourcir les cycles.
- Traçabilité
- Capacité à reconstituer a posteriori qui a réalisé quelle action, à quel moment, sur quel périmètre.
L'essentiel du tissu est constitué de PME et d'ETI de rang 2 et 3, souvent peu outillées côté pilotage industriel.
Les systèmes qui traitent ces informations relèvent d'exigences spécifiques ; l'ANSSI y préconise des offres cloud qualifiées sur infrastructure dédiée.
Activité fortement contrainte par la planification des équipes qualifiées et la traçabilité des interventions.
En matière de sécurité, c'est souvent par cette voie contractuelle — et non par la réglementation — que les exigences atteignent les PME.
Elle révèle immédiatement les limites d'un pilotage par tableur : les outils qui tenaient à un rythme donné cessent de tenir quand il double.
Exigence structurante dans l'industrie sensible : elle suppose un historique conservé et non modifiable, pas un simple journal d'activité.
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